Sieger Köder : une découverte, une démarche

 

Avertissement

Les religions ont leurs torts, et donc leurs victimes. Beaucoup de victimes ne veulent plus entendre parler de religion : ça leur rappelle des souffrances encore vives. On peut les comprendre.

Ici, je ne vous parlerai pas de religion, mais d’art.

D’autres, ou les mêmes, disent que les récits bibliques qu’on se transmet de génération en génération seraient de l’ordre des Mille et une nuits : une invention pour sauver sa peau. Cette explication crue n’est pas dénuée de vérité. Depuis la nuit des temps, les Hommes se nourrissent de récits et s’inventent des rituels pour atténuer la peur que l’univers et la mort leur inspirent.

Ici, je ne parlerai pas de foi, mais de la mort, en peinture.

Le Chemin de croix est un récit du christianisme qu’il est bon de connaître pour comprendre et apprécier les œuvres d’art qui en découlent. Pour en savoir plus sur ce qu’est un Chemin de croix, cliquez sur ce lien : Wikipédia.

Maintenant, parlons d’art et d’expérience artistique. L’art sacré de Sieger Köder; l’expérience qui fut la mienne en découvrant les tableaux de son Chemin de croix.

Signature_AG

 


Table des matières

 

Partie 1. Sieger Köder : une découverte, une démarche

Introduction

Biographie d’un peintre méconnu hors d’Allemagne
La Kirche St. Stephanus (église Saint-Étienne) à Wasseralfingen, en Allemagne

Une œuvre allemande vue du Québec

Partie 2. Le Chemin de croix, selon Sieger Köder

Les quatorze stations

Conclusion
Bibliographie


 

Partie 1. Sieger Köder :
une découverte,
une démarche

 

Introduction

 

« […] l’évidence primaire en art,
c’est le pouvoir qu’a l’œuvre
de mettre l’âme humaine en vibration. »

PHILIPPE SERS
(« Kandinsky philosophe », préface à
Kandinsky, Du Spirituel dans l’art,
et dans la peinture en particulier
,
Folio essais no 72, 1992, p. 18, 19)

 

Le point de départ

Voici comment tout a commencé : j’ai été saisi d’étonnement et très ému par la beauté picturale et la puissance évocatrice de la peinture reproduite en couverture du Prions en Église du 19 septembre 2021 (vol. 85, no 37) :

Une concision d’une puissance inouïe, voilà ce qui m’a transporté. Dans cette image, on voit simultanément trois figures successives du Chemin de croix : dans une position dominante, un docteur de la loi abritant sa conscience derrière les rouleaux de la Torah, la loi mosaïque, et Pilate se lavant les mains, tandis que Jésus, écrasé, d’abord inaperçu au bas de l’image, porte déjà les stigmates de l’infamie et de la raillerie (marques de fouet, manteau de pourpre). Voilà qui est concret.

D’après la source indiquée par l’éditeur, Novalis :

je comprenais que cette illustration était l’œuvre de Zvonimir Atletic. Comment se faisait-il que je n’aie jamais entendu parler du travail d’une personne capable d’une telle pénétration? L’artiste avait manifestement repensé et intégré le sujet à sa vie intérieure au point d’être capable d’en donner une représentation nouvelle dans sa conception et naïve dans son exécution.

Naïve comme celle d’un enfant qui aurait su peindre aussi bien qu’un adulte (je pensais à Chagall), mais dont l’esprit se démarquait de celui des adultes par le loisir d’une profondeur que beaucoup ont abandonné en vieillissant. Cette méditation, car c’en était une, m’a rappelé le discours du déficient illettré, naïf et vrai, que Torgny Lindgren prétend avoir retranscrit à partir d’un enregistrement sonore dans La Bible de Gustave Doré, un roman qui s’adresse avec force à l’âme du lecteur et dont je garde un souvenir impressionné.

Il fallait que je voie plus d’œuvres de ce peintre.

 

Recherche et découverte

De nos jours, Google est l’avion le plus rapide qu’un Lavallois du Québec puisse prendre pour se rendre en Allemagne visiter l’église Saint-Étienne de Wasseralfingen. C’est donc celui que j’ai pris!

En faisant des recoupements sur différents sites, j’ai découvert que Zvonimir Atletic était, en fait, le photographe d’un tableau de Sieger Köder (tréma confirmé aussi par recoupements). Fort de cette clé de recherche, je suis entré au pays des merveilles.

 

Biographie d’un peintre
méconnu hors d’Allemagne

 

Sieger Köder

La documentation relative à Sieger Köder s’est avérée être en allemand, y compris sur Wikipédia, où on ne trouvait d’articles sur lui, en septembre 2021, qu’en trois langues : allemand, espéranto (!) et latin (!) — aucun en anglais (!), et encore moins en français.

Après vingt ans d’existence, on ne penserait pas qu’il y a encore des lacunes dans Wikipédia. Pourtant, une recherche comme celle-ci trahit vite les angles morts que les sociétés linguistiques traînent avec elles et reportent en toute bonne foi dans leurs contributions à cette encyclopédie, en principe universelle. Mais cela est un autre sujet!

La notoriété de Sieger Köder semblait donc confinée au monde germanophone, où l’on a pourtant édité pas moins de 70 livres sur ses tableaux, vitraux et sculptures (v. Bibliographie).

Mis à part la barrière de la langue, la raison de cette méconnaissance hors d’Allemagne tient peut-être au fait que tout l’œuvre de Sieger Köder est religieux et figuratif dans un siècle qui tient la religion pour responsable de bien des maux et l’art figuratif dépassé. Faudrait-il pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain?

 

Traduction de l’article de Wikipédia

Pour satisfaire ma curiosité, je me suis servi de DeepL (https://www.deepl.com/translator) pour traduire automatiquement l’article allemand sur Sieger Köder (https://de.wikipedia.org/wiki/Sieger_K%C3%B6der) vers le français. J’ai ensuite révisé cette traduction et l’ai adaptée à votre intention. Afin de rendre l’article plus concret, je l’ai enrichi d’images trouvées sur Internet.

Puisse mon travail contribuer à faire connaître Sieger Köder et son œuvre dans la francophonie (voir ci-dessous).

 

Sieger Köder (1925-2015)

Sommaire

Sieger Köder est un artiste et prêtre catholique allemand, né le 3 janvier 1925 à Wasseralfingen et mort le 9 février 2015 (90 ans) à Ellwangen. Quoique méconnu hors d’Allemagne, il compte parmi les peintres d’art chrétien les plus importants du XXe siècle. On disait de lui qu’« il prêchait en images ».

Biographie

Sieger Köder est né à la mairie de Wasseralfingen.

Wasseralfingen, en Allemagne

Il est le fils de Sebastian Köder, qui était à l’époque le gouverneur de la ville, et de son épouse Maria (née Hug). Après avoir fréquenté l’école primaire de Wasseralfingen de 1931 à 1935, il passa son baccalauréat en 1943 au lycée Peutinger d’Ellwangen.

Suivirent le service de travail du Reich, la Wehrmacht (armée de terre) et une réclusion comme prisonnier de guerre près de Saint-Malo, en Bretagne. Pour la Bund Neudeutschland (Alliance de la Nouvelle Allemagne) dont il était membre depuis ses années d’école, il créa après la guerre toute une série d’œuvres. En 1956, par exemple, il réalisa les illustrations de Der Köcher (Le carquois), son livre de chansons pour la jeunesse.

De 1946 à 1947, Sieger Köder étudia la ciselure et l’orfèvrerie à la Staatliche Höhere Fachschule für Edelmetalle (École supérieure d’État des métaux précieux) de Schwäbisch Gmünd, puis la peinture et l’histoire de l’art à l’Akademie der Bildenden Künste (Académie des beaux-arts) de Stuttgart jusqu’en 1951. Parmi ses professeurs universitaires, citons Karl Zeller (dessin), Karl Hils (œuvres) et Hermann Sohn (peinture). De 1951 à 1952, il étudia l’anglais à Tübingen et passa une année de stage à Stuttgart.

De 1954 à 1965 (29-40 ans), Sieger Köder a été professeur d’art au lycée Schubart d’Aalen. Au cours de cette période, il fut membre du conseil municipal de la ville de Wasseralfingen, alors indépendante, durant neuf ans.

De 1965 à 1970, Sieger Köder étudia la théologie catholique à l’université Eberhard Karl de Tübingen. En 1970, il est entré au séminaire de Rottenburg et a été ordonné prêtre en 1971 (46 ans). De 1971 à 1975, il a été vicaire à Ulm (St. Maria Suso), puis curé des communes de Rosenberg (Ostalb) et de Hohenberg (Stendal). Durant cette période, il réaménagea l’intérieur de la Jakobuskirche (église Saint-Jacques) de Hohenberg, fut l’un des instigateurs du Fränkisch-Schwäbischen Jakobswegs (chemin de Saint-Jacques de Franconie-Souabe) et fit le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Mgr Sieger Köder à l’occasion de
son 86e anniversaire, en 2011

Sieger Köder a pris sa retraite en 1995 (70 ans) à Ellwangen (Jagst) et y est décédé le 9 février 2015 à l’âge de 90 ans. Il est enterré au cimetière de Wasseralfingen, près du mur sud du cimetière, directement à côté de son arrière-grand-père Georg Schneider (23 avril 1825 – 8 août 1894), dont le souvenir est rappelé par une épitaphe en fer, dans le carré 1/1.

Musées

En mai 2011, le Sieger Köder Museum Ellwangen – Bild und Bibel (musée Sieger Köder d’Ellwangen – Image et Bible) été inauguré à Ellwangen, où l’artiste a passé sa retraite. Avec 150 pièces exposées sur 670 m², ce musée donne un aperçu du travail de Köder, de ses pensées théologiques et de leur mise en œuvre picturale.

En juin 2011, le Sieger Köder Zentrum – Werk und Bibelgarten (centre Sieger Köder – Œuvre et jardin biblique) a ouvert ses portes à Rosenberg, où il fut pasteur de 1975 à 1995.

Dans sa ville natale de Wasseralfingen, il existe depuis 2015 un Sieger-Köder-Weg (sentier Sieger Köder) comptant dix stations. Le sentier part de la mairie, où Köder est né, et se rend au cimetière près de sa tombe.

 

En complément de ce qui précède, l’article de Wikipédia en allemand fournit une liste d’œuvres choisies et de distinctions, quelques images, une bibliographie, des hyperliens et une référence. Les curieux les trouveront ici :

https://de.wikipedia.org/wiki/Sieger_K%C3%B6der

Maintenant que je me suis remis de ma surprise d’avoir trouvé sur Sieger Köder seulement des articles en allemand, en latin et en espéranto, je peux mieux m’expliquer le choix de ces langues : l’allemand était la langue maternelle de l’homme; le latin, la langue officielle de l’Église qui l’avait ordonné prêtre; et l’espéranto, une langue qui s’adresse à tous, comme c’était le cas pour l’idiome de l’artiste.

L’héritage artistique de Sieger Köder se décline en peintures, sculptures et vitraux. Selon l’article de Wikipédia, l’artiste serait également connu pour ses crèches.

 

La Kirche St. Stephanus (église Saint-Étienne)
à Wasseralfingen, en Allemagne

 

D’après la notice publiée par Novalis, le Chemin de croix dont on voyait la première station en page couverture du Prions en Église du 19 septembre 2021 se trouvait à l’église Saint-Étienne (appelée localement Kirche St. Stephanus) à Wasseralfingen en Allemagne.

Google Maps m’a permis de situer l’église dans son quartier :

Il est difficile de s’imaginer, vues du Québec par Internet, à quoi peuvent ressembler les œuvres de Sieger Köder dans cette église. C’est pourtant ce que j’ai tenté de faire en effectuant des recoupements.

Je vous présente ci-dessous mes « souvenirs de ce voyage virtuel ». Est-ce que cela correspond à la réalité? Il faudrait aller sur place en personne pour le savoir. Mais en attendant le voyage, il m’a semblé que ma récolte numérique vous paraîtrait intéressante en soi…

 

L’église St. Stephanus

Aujourd’hui, l’église St. Stephanus fait partie de l’unité pastorale catholique de Wasseralfingen-Hofen dont fait aussi partie l’église St. Georg.

Chœur : vitraux et triptyque du maître-autel
Maître-autel : triptyque ouvert

Panneau central encadrant le tabernacle sculpté

 

Triptyque, volets fermés
Autel de la chapelle
Polyptyque ouvert
Arrière de la nef : tribune de l’orgue

Marquise latérale

 

Une œuvre allemande vue du Québec

 

Nous arrivons au plat de résistance : le Chemin de croix selon Sieger Köder.

En piochant dans plusieurs sites Internet, j’ai pu aligner rapidement les tableaux des treize premières stations du Chemin de croix de la Kirche St. Stephanus. Pour trouver la dernière, il m’a fallu du temps.

Ma position ressemblait à celle des scientifiques qui étudient la planète Mars sur la foi des données transmises à la Terre par une sonde automatique : comment faire pour abolir en quelque sorte la distance entre Laval, au Canada, et Wasserelfingen, en Allemagne? Autrement dit, comment se représenter les quatorze stations du Chemin de croix de la Kirche St. Stephanus avec un maximum d’exactitude et de réalisme sur la foi d’images numériques disséminées dans Internet? Tel était mon défi.

Pour identifier et rassembler la version numérique de ces tableaux, il m’a fallu surmonter les difficultés suivantes :

  • Les images sont éparpillées sur plusieurs sites.
  • Les œuvres sont généralement fournies en vrac, sans notice permettant de les identifier. Il faut donc procéder à des recoupements à partir de plusieurs sources, valider celles-ci, examiner le nom des fichiers et faire appel à ses connaissances religieuses. Quand l’information accompagne l’image, elle est souvent incomplète ou erronée (par exemple, un même tableau, sur des sites différents, était attribué à deux stations différentes du Chemin de croix).
  • Les photos numériques des tableaux sont de qualité très variable : mise au point et couleurs approximatives, détourage bâclé. On découvre que certaines images sont en réalité des photos de détails de peintures plus grandes : rien ne le signale. Il existe aussi des versions différentes presque identiques (à s’y méprendre!) des mêmes tableaux (versions authentiques? copies?) devant lesquelles on joue à trouver les sept erreurs… J’ai même vu une photo publiée à l’envers!
  • Les reproductions numériques de qualité sont à vendre, et donc publiées trop petites ou marquées de filigranes, comme on le constatera ci-dessous.

 

Pour l’invention picturale

Comme on l’a vu dans sa biographie, Sieger Köder a d’abord été professeur d’art et artiste peintre. Il a été ordonné prêtre catholique en 1971 à l’âge de 46 ans, c’est-à-dire au moment où il devait avoir atteint une certaine maturité picturale. Armé de ce bagage, il a su transcender par l’imagination les sujets religieux auxquels il s’est attaqué par la suite. Rien de commun avec les images saintes qui circulaient au Québec dans les années 1950, ni même avec le style schématique des images religieuses d’après Vatican II (1962-1965).

Sieger Köder jette sur l’art religieux un regard neuf. Ce point de vue provient manifestement du dedans, d’une expérience intérieure. D’un savoir aussi. On trouve chez lui l’éruption d’une joie graphique, en même temps que l’expression d’un étonnement admiratif pour ce que Chateaubriand a appelé « le génie du christianisme ». Sous son pinceau, les symboles vitaux dont la tradition chrétienne est si riche se parent d’une fraîcheur des premiers jours du monde, semblable à celle qu’on voit briller aux yeux des nouveaux convertis.

Son art est sensuel, concret, direct; ses tableaux, riches en symboles. Ils ont été imaginés sur le motif, dirait-on, médités en profondeur. C’est ce que j’admire le plus. Ses toiles figuratives devaient assurément l’être parce qu’elles sont narratives. Sans doute est-ce pour cette raison qu’elles touchent si fort ma sensibilité littéraire. Comment resterais-je sans mots devant de telles images? Elles ont besoin d’être « lues »!

À la manière des écrivains de l’intériorité, Sieger Köder fait de la recherche fondamentale. Il ne s’arrête pas comme ses prédécesseurs à la représentation réaliste de scènes cent fois recrachées sans digestion. Il réfléchit, assimile, réinvente. Il change le point de vue habituel pour mieux pénétrer au fond des choses. Il « montre » ainsi, du récit canonique, une vision d’une immédiateté et d’une sincérité jamais vues. L’héritage qu’il nous a laissé est le travail d’un authentique artiste visuel. D’un penseur, aussi. Voilà pourquoi je prétends qu’il mérite d’être connu et célébré hors d’Allemagne en tant qu’artiste.

Et en français.

 

Mes commentaires

« […] une œuvre d’art [n’est] lisible
que par approfondissements successifs […] »

KANDINSKY
(Regards sur le passé,
cité par Philippe Sers, ibid., p. 16)

Les commentaires que vous lirez après chaque image de cet étonnant Chemin de croix n’engagent que moi. Comme je ne suis pas critique d’art ni spécialiste de la culture religieuse allemande, je ne prétends pas donner d’« explication », et encore moins d’explication définitive des tableaux de Sieger Köder. Mon intention n’est pas davantage d’accompagner votre prière si vous souhaitiez vous servir de ces images pour faire un Chemin de croix personnel. (Peut-être y contribuerai-je tout de même un peu, mais ce n’est pas mon but premier.)

Je souhaite seulement partager avec vous ma lecture attentive et personnelle de ces tableaux dont la richesse m’a souvent obligé à faire déborder mon texte sur la page suivante. Vous trouverez peut-être mon analyse « littéraire », mais cela s’explique par le fait que le peintre a lui-même adopté une approche narrative. Je vous la soumets donc en toute simplicité. Peut-être vous révélera-t-elle des aspects présents dans ces compositions qui autrement vous auraient échappé. Si cela s’avère, mon travail aura porté ses fruits.

 

Ne manquez pas la suite :
Partie 2. Le Chemin de croix, selon Sieger Köder

 

Texte : © André-Guy Robert, 2022
Tableaux :
© Sieger Köder et ayants droit
Photos : © Sources respectives, Internet
Toute reproduction du texte sans l’autorisation de l’auteur est interdite
Demande d’autorisation : andreguyrobert@hotmail.com

 

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Une réflexion sur “Sieger Köder : une découverte, une démarche

  1. Il fallait bien un André-Guy Robert pour mettre en lumière cet artiste malheureusement inconnu ici. Dans son style habituel riche et simple à la fois, il nous lance une invitation à l’exploration. Je reconnais là son plaisir à partager ses belles découvertes. Merci André-Guy ! Paule, ta complice.

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